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« L’inspiration est partout, il suffit d’observer autour de soi »

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Rencontre avec Jakbrol, un jeune artiste en pleine ascension.

C’est sur la terrasse de l’espace presse des Francos que nous rencontrons Théo Eloy alias Jakbrol. Le Bruxellois a terminé son concert sur la scène Bonsaï – « la scène, c’est l’aboutissement, c’est un peu pour ça qu’on écrit des chansons et qu’on répète », dit-il d’emblée – et enchaine les interviews, preuve s’il en est de l’évolution positive que prend sa carrière. Loin d’être en terra incognita, l’artiste de 27 ans en est déjà à sa troisième participation au festival spadois. « J’apprécie la fidélité des Francos où je suis toujours très bien accueilli. L’équipe organisatrice est très respectueuse et sympathique et le festival est convivial », nous confie-t-il. Quelques jours auparavant, celui qui vient de sortir un nouvel EP intitulé « Brutal et susceptible » était sur la scène des Ardentes. « Ces deux festivals sont différents et ont chacun leurs avantages mais ce sont de belles vitrines pour les artistes et aussi pour les artistes ‘débutants’ », continue-t-il. « Le public liégeois a sa spécificité, il est très enthousiaste. »

Il faut savoir que pour celui qui vit désormais à Bruxelles, la Province de Liège occupe une place à part dans son parcours. « La Province m’a beaucoup accompagné en me permettant d’avoir accès à du coaching, des stages de chanson française et au programme ‘Ça balance’ ainsi qu’en me programmant des festivals, cela m’a vraiment aidé dans mon projet », nous détaille Théo qui a mis du temps pour affiner son style, lui qui cite spontanément Brassens, Ferré, Doc Gynéco et Diams comme sources d’inspiration.

Les textes de Théo sont ciselés au couteau, dénoncent des situations ou racontent des histoires. « Evidemment, il y a un message dans chaque chanson mais celui-ci n’est pas forcément politique ou sérieux », nuance-t-il. « Parfois, comme lorsqu’on est avec des amis, on veut juste dire des bêtises, rigoler. Mais, logiquement, on ne peut pas tout dire, il faut s’arranger entre la sincérité et ce que l’on peut balancer devant un public. »

Les thèmes abordés par cet artiste iconoclaste sont variés. Mais où puise-t-il son inspiration ? « Elle est partout, il suffit d’observer autour de soi », nous affirme-t-il. « La manière dont les gens vivent et interagissent est une source inépuisable d’inspiration qui vient, souvent, malgré moi. C’est une forme de gymnastique naturelle. »

Un exercice qui semble réussir au sympathique Bruxellois qui, bien que passionné, se refuse à tirer des plans sur la comète. « En tant qu’artiste, l’avenir est toujours incertain et des complications surviennent toujours. J’ai un nouveau projet que j’espère mener à terme en mars prochain mais cela comporte toujours des risques. Je vais déjà essayer de rester en vie et à l’abri du malheur », conclut-il avec le sourire.

Sophie El-Hassan et Thiebaut Colot

Crédit photo : Sophie El-Hassan

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