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Triangle of Sadness: féroce farce critique et vrai chef d’oeuvre

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Triangle of Sadness : le film à ne pas manquer !

Au tout dernier Festival de Cannes, Triangle of Sadness a remporté la Palme d’Or. Une raison déjà suffisante pour aller voir ce film alors que la bande-annonce nous avait précédemment mis en appétit. C’est dans un cinéma de Bruges que nous avons découvert ce long-métrage qui dépeint notre société avec férocité.

Pendant plus de 2h30, pas un seul moment d’ennui. Conçu comme une sorte d’opéra en plusieurs actes par Ruben Östlund, ce film nous passionne d’emblée en alternant humour, émotion et incrédulité. Certaines scènes sont magnifiques, d’autres choquantes et d’autres encore totalement hilarantes. L’histoire et ses protagonistes donnent à voir la vacuité de notre existence mais, surtout, l’organisation de notre société où, finalement, le pouvoir revient toujours à ceux qui possèdent – de l’argent, un monopole, un savoir-faire indispensable – et où, si le rapport de forces peut s’inverser, les mêmes comportements tendent à se répéter. L’ivresse du pouvoir 2.0 en quelque sorte.

Avec une mise en scène magistrale et des acteurs jouant particulièrement juste, Triangle of Sadness réussit l’exploit de divertir et de faire réfléchir, ce qui, en soi, n’est pas une mince affaire. Certaines séquences restèrent gravées dans nos mémoires, bien après que le générique de fin ait terminé de défiler.

Farce critique, observation sociologique, Triangle of sadness est avant tout un chef d’oeuvre, un point c’est tout.

S. E-H & T.C.

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