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« Nous sommes confrontés à une baisse budgétaire sans précédent qui nous oblige à faire des choix difficiles »

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Confrontée à une importante diminution des moyens alloués par la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Ville de Liège se voit contrainte de mettre un terme à la gratuité des repas dans son enseignement fondamental. Une décision difficile, prise dans un contexte budgétaire particulièrement tendu, qui suscite des inquiétudes tant pour les familles que pour les acteurs des circuits courts locaux.

Les ajustements budgétaires décidés par la Fédération Wallonie-Bruxelles auront des répercussions importantes sur l’enseignement communal liégeois. La Ville de Liège estime à plus d’un million d’euros la baisse de financement pour son enseignement fondamental. À cette diminution s’ajoutent d’autres adaptations de subsides, notamment en ce qui concerne les manuels scolaires.

Dans ce contexte, la Ville indique ne plus être en mesure de maintenir la gratuité des repas dans ses écoles fondamentales sans porter atteinte aux moyens consacrés aux apprentissages. « Nous sommes confrontés à une baisse budgétaire sans précédent qui nous oblige à faire des choix difficiles », déclare Julie Fernandez Fernandez, échevine de l’Instruction publique et des Politiques intergénérationnelles.

Le Collège communal souligne toutefois rester particulièrement attentif aux conséquences de cette décision sur le quotidien des élèves et des établissements scolaires. Les directions d’école rappellent qu’un repas équilibré à l’heure de midi participe au bien-être des enfants et constitue un élément favorable à leur concentration ainsi qu’à leur réussite scolaire.

La Ville assure vouloir poursuivre ses efforts afin d’identifier des solutions ciblées en faveur des élèves et des familles les plus fragilisés. « Le décret sur les avantages sociaux ne nous permet pas de financer seuls cette mesure. Tout avantage accordé aux élèves de l’enseignement communal doit également être octroyé aux autres réseaux, ce qui doublerait immédiatement son coût », précise l’échevine.

À cette contrainte s’ajoutent également les exigences financières imposées par le Gouvernement wallon dans le cadre du plan Oxygène, qui limitent encore davantage les marges de manœuvre de la Ville.

Au-delà de l’impact pour les écoles et les familles, cette décision devrait également avoir des conséquences sur l’ensemble de la filière alimentaire locale. ISOSL, fournisseur des repas scolaires, ainsi que les producteurs locaux et les acteurs des circuits courts liégeois, qui se sont progressivement structurés autour du Pôle Circuit Court et de sa légumerie installée au Marché matinal de Liège, pourraient être directement affectés. La Ville estime que cette évolution fragilise les investissements réalisés ces dernières années et s’inscrit à contre-courant des objectifs de relocalisation alimentaire et de soutien aux circuits courts défendus par la Région wallonne.

Face à cette situation, la Ville de Liège appelle la Fédération Wallonie-Bruxelles à garantir aux pouvoirs organisateurs les moyens financiers nécessaires afin de poursuivre pleinement leurs missions éducatives et sociales, dans un contexte où les contraintes budgétaires pèsent de plus en plus lourdement sur les services publics de proximité.

LM

Crédit photo : Pixabay

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