Faire de la danse un outil de santé, d’inclusion et de lien social accessible à toutes et tous : c’est l’ambition portée depuis quatre ans par Quand on danse, le programme social de la Mosa Ballet School. Déjà 250 000 participants ont été touchés par cette initiative qui s’adresse notamment aux publics les plus fragilisés et fédère professionnels de la danse, scientifiques, acteurs de la santé et du secteur associatif. Avec le lancement de Mosa Flow, une nouvelle plateforme numérique développée à Liège, le programme entend désormais rendre ces initiatives plus accessibles encore et étendre son impact au-delà des frontières.
Pendant seize ans, Laura Dethier a travaillé comme infirmière en oncologie et en soins palliatifs, tout en développant en parallèle une activité de thérapeute. Depuis quatre ans, elle dirige le programme social Quand on danse, initié par la Mosa Ballet School dès la création de l’école. « Dès le départ, les fondateurs et dirigeants de la Mosa Ballet School ont eu la volonté de ne pas s’investir uniquement dans la danse pour les professionnels, mais de faire en sorte que celle-ci puisse bénéficier à tous les publics », rappelle Laura. « Le deuxième pilier de l’école fut, immédiatement, le programme social. »

Il faut dire que les bienfaits de la danse sont nombreux et largement documentés. « Évidemment, la danse, comme toute activité physique, comporte des bienfaits physiologiques. Mais elle possède aussi des vertus au niveau psycho-émotionnel et favorise la création de liens sociaux et le sentiment d’appartenance à un groupe », souligne Laura. « Des études démontrent que la danse permet aussi de recréer des connexions neuronales abîmées par certaines pathologies afin d’en diminuer les symptômes. »
En quatre ans, le programme Quand on danse a permis de faire danser 250 000 participants. « Nous avons vocation à sensibiliser — faire connaître les nombreuses initiatives qui existent — et à soutenir les partenaires de terrain, à créer des partenariats avec des experts de la danse, des milieux scientifique, communautaire et social, ainsi qu’à former et accompagner des professionnels », résume notre interlocutrice. « Nous sommes une sorte de catalyseur : nous faisons en sorte que les gens puissent travailler ensemble. »
Des missions portées par la Mosa Ballet School à travers un programme destiné à tous les publics, avec une attention particulière pour les personnes les plus fragilisées. « Venant des soins et de la santé, j’ai découvert que le monde de la danse est particulièrement inclusif, destiné à toutes et tous, avec une grande ouverture d’esprit. Il y a vraiment une certaine magie, un aspect communautaire et humain qui peut parfois manquer dans les soins de santé à cause de la conjoncture », remarque Laura. « En outre, la danse offre une vraie complémentarité avec les soins classiques : ça amène de la légèreté et de l’efficacité, cela produit des effets positifs dans la joie et la bonne humeur. »
Pour permettre à cette philosophie de toucher davantage de personnes, la Mosa Ballet School vient de lancer Mosa Flow, une nouvelle plateforme numérique développée grâce à l’expertise de Deuse, entreprise liégeoise d’ingénierie informatique en pleine expansion. « Cela va permettre à toutes celles et ceux qui le désirent de trouver des activités adaptées et proches de chez eux, tout en déchargeant les professionnels d’une charge logistique et administrative afin qu’ils puissent se consacrer pleinement à ce qu’ils font le mieux : transmettre leur passion et faire danser le monde », se félicite Laura. « La plateforme va continuer à se développer pour devenir une véritable boîte à outils. »

Déjà disponible en quatre langues — français, néerlandais, allemand et anglais —, Mosa Flow le sera prochainement également en italien et en espagnol, confirmant la portée internationale du projet. « Nous possédons un ancrage européen et international grâce à des liens avec des organismes de différents pays experts en danse, santé et inclusion », rappelle Laura. « Nous sommes par exemple le hub européen pour Dance for PD, le programme de danse adapté aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson, basé à New York. Et nous organisons tous les deux ans un symposium autour de la santé et de l’inclusion pour amener en Belgique ce qui n’existe pas encore. »
Avec Mosa Flow, la Mosa Ballet School et Quand on danse disposent désormais d’un outil supplémentaire pour démultiplier leur impact et développer leur initiative à plus grande échelle, bien au-delà de nos frontières. « Nous souhaitons rendre encore plus visibles toutes les initiatives qui existent et inspirer les différents publics à pratiquer encore davantage la danse », conclut Laura.
Quatre ans après son lancement et avec 250 000 participants déjà touchés, Quand on danse illustre ainsi une autre facette de la Mosa Ballet School : celle d’une institution qui met aussi son expertise au service de la santé, de l’inclusion et du lien social. Mosa Flow doit désormais permettre à cette dynamique née à Liège de franchir une nouvelle étape, en facilitant l’accès à la danse et en faisant connaître toujours davantage les nombreuses initiatives qui la rendent accessible à toutes et tous.
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Thiebaut Colot
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