Chris Damaskis, artiste et illustrateur visétois, expose à La Factory à Liège.
Rien ne prédestinait Chris Damaskis au métier d’illustrateur. Après des études de traduction, celui qui est originaire de la vallée du Geer et désormais établi à Visé est parti enseigner le français à l’étranger : en Espagne, à Cuba, puis en Europe centrale, en Slovaquie et en République tchèque. « Lors de mes courts séjours en Belgique, je me suis inscrit à l’Académie des Beaux-Arts pour y suivre les cours du soir en BD et illustration », explique celui qui a dès lors connu ce qu’il nomme « un parcours saucissonné ».
À son retour définitif en Belgique, il tente sa chance dans le dessin, un métier dans lequel il a su faire ses preuves depuis dix ans maintenant. « J’adore la variété des projets, j’aurai du mal à me limiter à une seule forme d’expression », explique Chris, qui répartit son temps, comme bien d’autres artistes, entre des commandes et des projets plus personnels. « J’aime le côté méditatif de cette activité. Cela m’extrait du monde, cela fait du bien. C’est un métier passion. »

Membre des Urban Sketchers de Liège, Chris a appris le croquis urbain sur le vif. « C’est très sympa de dessiner à l’extérieur et de rencontrer des gens car, il faut le reconnaître, le dessin n’est pas une activité très socialisante », sourit-il. « Le concept Urban Sketchers prend de l’ampleur avec chaque année un symposium dans une ville différente. Cette année, il y avait 1500 participants. Cela permet de faire de chouettes rencontres et de découvrir comment un même sujet peut être traité d’une multitude de façons différentes. »
Au cours de ces dix années, Chris a réalisé de nombreux projets pour une multitude de clients, animé des stages de dessin, réussi de jolies incursions dans la bande dessinée – notamment avec Le Champ des possibles – et publié des carnets de voyage et des carnets de croquis, dont Vroum, un recueil de dessins de vieilles bagnoles, une autre de ses passions.
Du 15 octobre au 26 novembre, l’artiste investit La Factory à Liège pour une exposition intitulée (L)ink. « Un petit jeu de mots car j’y expose des dessins à l’encre et que le lien entre les sujets se fait davantage sur la technique », explique Chris. « Il faut vraiment faire beaucoup de traits. »
Sur deux étages, les visiteurs pourront découvrir différentes facettes du travail de Chris, avec des grands formats au bic, des croquis de vieilles voitures, une série de portraits féminins ou encore une série consacrée aux arbres. « Un sujet intéressant qu’on oublie trop souvent », précise celui qui a travaillé au bic et à l’encre de Chine pour ces œuvres exposées.
Avec (L)ink, Chris Damaskis donne à voir une partie de son travail et de son savoir-faire, partageant son goût du dessin et son sens de l’observation. Une exposition à découvrir dans le chouette espace de La Factory, dans le quartier des Vennes.
Thiebaut Colot
Plus d’infos : https://www.instagram.com/p/DeXBzznsTTs/ , www.instagram.com/chris_damaskis/ , www.facebook.com/chris.damaskis
Crédits visuels : Chris Damaskis