Après Aux vents déraisonnables, Christiana Moreau revient avec La petite fille du tableau, un nouveau roman publié aux éditions Empaj. Inspirée par un portrait de la Renaissance, l’auteure sérésienne entremêle deux destins séparés par plusieurs siècles et explore avec sensibilité les thèmes de la différence, de la fascination pour l’art et de la reconstruction personnelle. Une nouvelle rencontre littéraire dans le cadre de la campagne Lisez-vous le belge ?.
Il y a un an et demi, Christiana Moreau publiait, chez Empaj, Aux vents déraisonnables, une ode à la beauté des Fagnes, une exploration de l’âme humaine et une célébration de l’amour. « Je suis très satisfaite de l’écho qu’a trouvé ce livre, au-delà des frontières belges », souligne celle qui a longtemps peint et sculpté avant de se tourner vers l’écriture. « Les terribles incendies dans les Fagnes ont relancé l’intérêt pour ce livre. J’aurais évidemment préféré que ce soit une raison moins funeste qui en soit à l’origine. »
La Sérésienne revient avec un nouveau roman, La petite fille du tableau, de nouveau publié chez Empaj, dynamique maison d’édition verviétoise. « Je suis très heureuse de la collaboration avec Émilie Kasongo et Empaj », souligne Christiana. « Sa proximité est l’un de ses nombreux atouts, alors qu’auparavant, mes éditeurs français comprenaient très peu la Belgique et que, lorsque j’étais publiée dans une grosse maison d’édition, je n’étais qu’un numéro. »

Cette fois encore, Christiana a mêlé ses passions : raconter des histoires peu communes, découvrir des sujets dont on parle peu, se plonger dans des recherches fouillées et s’intéresser à l’art et aux villes italiennes. « Mon inspiration est venue en apprenant que la première femme peintre reconnue était en fait Lavinia Fontana. J’ai découvert son Portrait d’Antonietta Gonsalvus et j’ai eu envie d’en apprendre davantage », explique-t-elle. « Je suis allée à Blois voir le tableau et j’ai effectué de sérieuses recherches. »
Dans La petite fille du tableau, l’auteure liégeoise mêle un récit historique à une histoire plus contemporaine. « Je n’aime pas être classée dans les romans historiques », précise celle qui a voulu aborder le thème de la différence. « Cette petite fille, sur le tableau, était, comme les autres membres de sa famille, atteinte d’une maladie : l’hypertrichose, une affection rare caractérisée par un développement excessif et anormal de la pilosité sur le corps. »
En pleine Renaissance, à l’époque de l’apparition des cabinets de curiosités, Antonietta Gonsalvus est promenée à travers toute l’Europe, tel un phénomène de foire, pour émerveiller les cours royales. « Alice, une petite fille, découvre ce tableau qui l’obsède, développant une sorte de syndrome de Stendhal. Mélanie, la maman d’Alice, en proie à des problèmes de boisson, a tout perdu : son travail, son foyer et même la garde d’Alice. Lorsque sa fille lui demande de lui raconter l’histoire de ce tableau, Mélanie se sert de cet objectif pour tenter de remonter la pente et de reprendre en main le cours de sa vie. » Et d’ajouter : « Ce sont deux histoires qui se répondent à travers les siècles. »
Un roman qui sort en pleine campagne Lisez-vous le belge ?. « J’en suis très contente. Cela met mon livre en avant et les libraires en profitent pour m’inviter », conclut Christiana, toujours enthousiaste à l’idée de rencontrer ses lectrices et lecteurs.
Thiebaut Colot
Plus d’infos : Empaj Editions – La petite fille du tableau par Christiana Moreau , Accueil – lisezvouslebelge
(Re)découvrir le portrait de Christiana Moreau : « Au départ, il y a toujours un déclic, un sujet qui m’intéresse et que j’ai envie de creuser » — #Liégeois
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