Battues lors de la première manche face à Namur, les Panthers n’ont désormais plus droit à l’erreur. Dimanche, à l’extérieur, les Liégeoises tenteront de prolonger leur saison en arrachant une troisième rencontre dans ces quarts de finale des Playoffs de TDW1.
Vendredi soir, les Panthers accueillaient Namur Capitale pour la première manche des quarts de finale des Playoffs de TDW1. Outsiders de cette confrontation, les Liégeoises espéraient rééditer leur exploit du début de saison, lorsqu’elles avaient réussi à faire tomber les récentes lauréates de la Coupe de Belgique.
Malgré une adresse capricieuse, le premier quart-temps restait relativement encourageant pour Eva Hambursin (6 points, 7 assists et 3 interceptions) et ses coéquipières, qui restaient au contact après dix minutes, 11-15. La suite s’avérait cependant plus compliquée. Dans le deuxième quart-temps, Julia Franquin (13 points, 10 rebonds), Emmeline Leblon (11 points, 4 rebonds et 5 assists) et les visiteuses prenaient progressivement le large pour rejoindre les vestiaires avec une avance confortable, 20-34.
La seconde période se révélait plus équilibrée, mais sans que les Liégeoises ne parviennent réellement à faire douter leurs adversaires. Malgré les efforts d’Aliyah Kenny (19 points et 17 rebonds), de Marine Cop (10 points et 3 rebonds), de Da’Nasia Hood (5 points et 4 rebonds) et de Léonie Bens (4 points et 2 rebonds), les Panthers devaient finalement s’incliner 50-66.
« Ce n’était pas le plus grandiose des spectacles de la part des deux équipes », reconnaît Eva Hambursin, meilleure passeuse et intercepteuse de la division. « Encaisser 66 points contre Namur, ce n’est pas mauvais. Par contre, n’en inscrire que 50, c’est beaucoup trop peu. »
En panne d’adresse, les Liégeoises n’ont jamais réellement trouvé la solution en attaque. « Même si défensivement nous avons commis quelques petites erreurs, le principal problème fut offensif », poursuit la meneuse des Panthers. « Nous avons manqué de réussite mais aussi de vitesse. Je nous ai trouvées très statiques. Nous n’arrivions pas trop à trouver de filles à l’intérieur et la réussite extérieure nous a boudées. »
Si les victoires se jouent souvent sur des détails, le basket reste avant tout un sport d’adresse. « Nous avons eu entraînement ce samedi matin et c’est vraiment ce qui est ressorti : il faudrait mettre un peu la balle dedans », sourit la dépositaire du jeu liégeois.
Dimanche, les Sang et Marine se rendront à Namur pour la deuxième manche de cette série. « Nous n’avons rien à perdre : soit nous allons gagner et arracher la troisième manche, soit nous perdons et la saison est finie », rappelle Eva Hambursin. « Si ce doit être le dernier match de la saison, autant nous donner à fond pour n’avoir aucun regret. C’est vraiment le mot d’ordre : tout donner pour ne nourrir aucun regret. »
Pour espérer revenir à égalité, les Principautaires devront avant tout contrôler le rythme de la rencontre. « Nous devons obliger Namur à jouer cinq contre cinq. Sur demi-terrain, nous pouvons faire jeu égal. Par contre, si nous laissons les Namuroises courir et enchaîner les transitions, ça risque d’être compliqué », analyse-t-elle encore. « Il faudra ralentir le tempo tout en ayant une meilleure sélection de shoots, être plus agressives vers l’anneau et mieux alterner notre jeu intérieur et extérieur. »
Dans une série désormais à quitte ou double, les Panthers savent que chaque possession comptera. À Namur, elles tenteront de prolonger l’aventure et d’offrir à leur saison un dernier rebondissement.
Thiebaut Colot
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