Condore dévoile Flowers, une traversée introspective entre ombre et lumière.
Figure singulière de la scène musicale liégeoise, Condore poursuit l’exploration de son univers sensible avec Flowers, un nouveau single extrait de l’EP Sorry for the mute crumbs, attendu en mai 2026 sur le label JauneOrange. Après Disorder, paru en février, ce titre confirme la dimension profondément introspective d’un projet artistique qui interroge les fragilités humaines avec délicatesse et poésie.
Derrière Condore se cache la musicienne liégeoise Leticia Collet. Active sur la scène belge depuis plus d’une décennie, l’autrice-compositrice-interprète s’est notamment fait connaître au sein de formations comme Dan San, Noa Moon ou aux côtés de Antoine Wielemans. Depuis 2017, son projet solo lui permet de développer un langage musical plus intime, où piano éthéré, harmonies vocales et arrangements organiques dessinent un univers à la fois fragile et hypnotique.
Avec Flowers, l’artiste aborde de front la question des faux-semblants et des blessures invisibles. Le morceau s’inscrit comme une méditation sur ces troubles intérieurs que l’on dissimule souvent derrière des apparences rassurantes, dans une société qui laisse peu de place à la vulnérabilité.
« Souvent je me questionne face aux faux-semblants que l’on peut créer pour ne pas dévoiler un trouble intérieur. La majorité du temps, on ment. Souvent, derrière nos réponses se cachent un profond mal-être. Celui-là même, qui peut nous amener dans des retranchements très sombres. Celui pour lequel on cherche une échappatoire afin de relâcher la pression et afin de revenir magnifique aux yeux de la société qui attend de nous une irréprochabilité irréaliste et malsaine. Flowers c’est une histoire pleine de poésie qui raconte un combat contre la noirceur, un voyage introspectif, l’obsession d’un “lieu refuge” qui permet de retrouver un peu de lumière, pour un temps, ou pour longtemps. »
Le morceau s’accompagne d’un clip d’animation particulièrement soigné, réalisé en collaboration avec Mathieu Labaye du studio Caméra etc.. Conçue avec Hannah Letaïf, l’animation propose une lecture métaphorique du chemin intérieur traversé par une personne submergée par ses émotions. L’esthétique douce et immersive évoque par moments la poésie visuelle des univers de Hayao Miyazaki, déployant une aventure introspective où l’on progresse du néant vers une forme d’apaisement.
Cette dimension visuelle prolonge naturellement la musique de Condore, souvent décrite comme cinématographique. Portée par une voix à la fois fragile et envoûtante, l’artiste construit des paysages sonores suspendus où l’on devine l’influence de figures comme Patrick Watson, Agnès Obel ou Aurora.
Mais derrière cette douceur apparente se dessine un univers plus trouble, presque onirique. Les morceaux de Condore convoquent un théâtre intérieur peuplé de souvenirs d’enfance, de fantômes familiers et d’émotions à vif. Entre berceuse et cri intérieur, sa musique ouvre un espace intime où chacun peut reconnaître ses propres fissures.
Avec Flowers, Condore confirme ainsi la singularité de sa démarche artistique : une musique délicate et habitée qui explore les zones d’ombre pour mieux chercher la lumière. Une proposition sensible qui continue d’enrichir la vitalité créative de la scène musicale liégeoise.
Plus d’infos : Condore, l’art de transformer l’intime en lumière — #Liégeois
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Le clip est disponible ici.
LM
Crédit photo : Jérôme Magnée