Pour le dernier épisode de la première saison de La Vraie Histoire Vraie sur Pickx+, les caméras se tournent vers la Cité ardente et nous plongent dans une affaire glaçante : celle de Marie Becker, première tueuse en série de l’histoire belge.
Première saison réussie pour La Vraie Histoire Vraie. « L’ambition était de mettre en avant des histoires belges qui avaient eu peu de retentissement », explique Maxime Demière, présentateur et concepteur du programme. « L’émission a trouvé son public, les retours sont positifs et les épisodes ont permis de découvrir des histoires surprenantes autrement. »
Avec deux autres auteurs, Alexis Hotton et l’historien Robin Vlerick, Maxime se plonge dans les archives pour dénicher des histoires rocambolesques et quelque peu oubliées. « On ne peut pas raconter n’importe quoi et on tente d’être au plus proche du réel », souligne-t-il. « Ces histoires racontent aussi la Belgique avec un angle original. »

De la folle cavale des nonnes à la vague d’ovnis, des deux seuls cadavres retrouvés à l’issue de la bataille de Waterloo à l’enlèvement de Paul Vanden Boeynants, qui permit à un artiste de décrocher un disque d’or, les sujets ne manquent pas au pays du surréalisme. Pour le dernier épisode de cette première saison de La Vraie Histoire Vraie, les projecteurs se tournent vers Liège et une affaire particulièrement sombre : celle de Marie Becker, la première tueuse en série de l’histoire belge.
Une femme accusée de meurtres, de onze meurtres même : c’est une première en Belgique. Au Palais des Princes-Évêques, le 8 juillet 1938, malgré une chaleur étouffante, la cour d’assises est comble. Des journalistes venus de toute l’Europe couvrent l’événement, tandis que les curieux se sont levés dès l’aube pour assister aux plaidoiries. L’ambiance est électrique, presque irréelle : la foule réclame la mort de Marie Becker.
Celle que la Cour présente comme une croqueuse d’hommes est accusée d’avoir empoisonné onze personnes. « Ce qui frappe, c’est à quel point on peut se reconnaître dans le personnage : Marie Becker est une citoyenne lambda », remarque Maxime. « Elle est devenue tueuse sur le tard, après avoir perdu pied à la mort de son mari alors qu’elle menait, pour l’époque, une vie super indépendante. »
Ce procès fera date. « C’est l’un des procès en Belgique à convoquer autant d’experts, qui va multiplier les expériences. Ce sera en quelque sorte les premiers pas de la médecine légale en Belgique », ajoute Maxime.
Près de neuf décennies plus tard, l’affaire Marie Becker conserve une place à part dans l’histoire criminelle belge. Le retentissement du procès, le nombre de victimes et son impact sur l’évolution des méthodes d’investigation continuent d’alimenter l’intérêt qu’elle suscite. Un dernier épisode qui permet à La Vraie Histoire Vraie de conclure sa première saison en revenant sur l’une des affaires les plus marquantes de l’histoire du pays.
Plus d’infos : TV, sports, films et série en streaming live ou replay – Proximus Pickx
Thiebaut Colot
Crédit photo : DR