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« Instaurer une nouvelle tradition : aligner un Belge au départ de chaque édition du Vendée Globe »

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Le drapeau belge flottera-t-il à nouveau sur le Vendée Globe en 2028 ? C’est la volonté de Denis Van Weynbergh et Quentin Debois qui s’associent pour tenter de qualifier le Marchinois pour l’édition 2028 de la plus prestigieuse course au large de la planète.

L’histoire pourrait se poursuivre. Après avoir inscrit son nom dans l’histoire de la voile belge en devenant le premier skipper du pays à terminer le Vendée Globe, Denis Van Weynbergh entend désormais transmettre le flambeau. À ses côtés, Quentin Debois ambitionne de qualifier la Belgique pour l’édition 2028 de ce tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance considéré comme l’une des épreuves sportives les plus exigeantes de la planète.

Âgé de 38 ans et originaire de Marchin, Quentin Debois tentera de décrocher sa place parmi les quarante monocoques IMOCA autorisés à prendre le départ des Sables-d’Olonne le 12 novembre 2028. Pour y parvenir, il devra se hisser parmi les 37 premiers du championnat qualificatif.

Denis Van Weynbergh accompagnera l’aventure en tant que team manager et co-skipper lors des épreuves disputées en double. Une manière pour lui de poursuivre son engagement en faveur de la voile belge. « Depuis des années, des Belges participent à des transatlantiques, mais aucun n’avait participé et terminé le Vendée Globe. J’ai démontré que c’était possible. Aujourd’hui, je souhaite inciter d’autres skippers belges à se lancer dans l’aventure, même si les défis sont immenses. C’est bien de le faire une fois, c’est encore mieux de le faire plusieurs fois ! Je suis dans une démarche de transmission, de passage de témoin avec Quentin. Notre objectif est d’instaurer une nouvelle tradition : aligner un Belge au départ de chaque édition du Vendée Globe », explique Denis Van Weynbergh.

Pour relever ce défi, Quentin Debois pourra s’appuyer sur l’équipe qui l’accompagne déjà dans ses tentatives de records océaniques. Celle-ci sera renforcée par plusieurs préparateurs techniques afin d’assurer la préparation et l’optimisation du futur IMOCA. Le skipper devra accumuler les milles nautiques et les points lors des différentes courses qualificatives avant de pouvoir prétendre au grand départ.

Au-delà de leur passion pour la voile, Quentin Debois et Denis Van Weynbergh partagent également un parcours entrepreneurial qui nourrit leur vision du projet. « Nous avons tous les deux changé radicalement de carrière pour devenir skippers de course au large. Nous avons pris des risques. Notre parcours et notre vision entrepreneuriale nous rapprochent. Nous aimons les défis et notre premier grand challenge sera de convaincre des partenaires de nous soutenir dans cette incroyable aventure », souligne Denis Van Weynbergh.

Avant de se consacrer pleinement à cette nouvelle étape, Quentin Debois poursuivra cet été sa deuxième tentative de record du monde de la traversée de l’Atlantique Nord en Mini 6.50, cette fois entre New York et l’Angleterre. « Dès mon retour en Belgique en septembre, je me lancerai pleinement dans ce nouveau projet pour réaliser le rêve que je nourris depuis que j’ai commencé la course au large : participer au Vendée Globe », confie-t-il.

Ce rêve est d’ailleurs né dès ses premiers pas dans la discipline. « Mon envie de participer au Vendée Globe est arrivée dès mes débuts en course au large en 2022. La rencontre et les discussions avec Denis ont rendu cette idée concrète et nous avons décidé de passer à l’action en visant le Vendée Globe 2028. L’équipe qui m’accompagne depuis un an dans mon projet de double record de l’Atlantique a montré qu’elle était solide et prête à relever ce nouveau défi. »

Pour le skipper marchinois, cette aventure dépasse largement le cadre personnel. « Denis a amené la Belgique pour la première fois sur le Vendée Globe et le drapeau belge doit continuer de flotter sur cette course lors des prochaines éditions. Porter haut les couleurs de la Belgique était déjà notre objectif lors de notre record du monde de l’Atlantique d’Est en Ouest en Mini 6.50. Ce sera à nouveau le cas cet été lors de la tentative de record de l’Atlantique d’Ouest en Est. Le Vendée Globe 2028 s’inscrit dans cette continuité », assume Quentin Debois.

À partir de la fin de cette année, Quentin Debois devra apprivoiser un bateau radicalement différent de celui qu’il pilote actuellement. « Je vais devoir monter en compétence pour apprivoiser un IMOCA, qui est trois fois plus grand et beaucoup plus rapide que mon bateau actuel. Avec Denis comme co-skipper lors des épreuves en double, l’apprentissage et la transmission de savoir pourront être rapides et efficaces », assure-t-il.

Avant de rêver des océans du globe, une étape essentielle attend toutefois l’équipage : convaincre des partenaires de rejoindre l’aventure avant la fin de l’année 2026. Avec un objectif clairement affiché par les deux hommes : inscrire durablement la Belgique sur la carte du Vendée Globe et viser, à terme, un tour du monde bouclé en moins de cent jours.

Plus d’informations : Bienvenue – Denis Van Weynbergh ,

(Re)découvrir le portrait de Quentin Debois : « Une expérience où l’on se sent vraiment vivant » — #Liégeois

T. C.

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