Pour sa troisième saison au sein du Thunder d’Oklahoma City, Valentin Moniquet a une nouvelle fois côtoyé l’élite du basket mondial. Au terme d’un exercice particulièrement exigeant, le préparateur physique liégeois revient sur le quotidien d’une franchise candidate au titre NBA, l’évolution d’Ajay Mitchell et la chance qu’il mesure chaque jour de travailler dans l’une des organisations les plus performantes de la planète.
Dans l’Oklahoma, Valentin Moniquet a bouclé une nouvelle saison harassante, mais particulièrement enrichissante. Le préparateur physique liégeois a vu les champions en titre terminer avec le meilleur bilan de la NBA. « Ce fut une saison très positive. C’est enrichissant d’évoluer dans une franchise qui avait remporté le titre la saison précédente. Les standards y sont élevés au quotidien, ce qui permet de continuer d’apprendre, tant au niveau professionnel qu’humain », résume-t-il. « Je suis super reconnaissant d’avoir l’opportunité de pousser chaque jour la porte d’une structure qui joue le titre NBA. »

Dans la meilleure ligue du monde, où les déplacements se comptent régulièrement en milliers de kilomètres, les organismes sont soumis à une épreuve permanente. « Le calendrier NBA – les 82 matchs de saison régulière ainsi que les Playoffs – est très exigeant », confirme Valentin. « Le match n’est jamais que le résultat de toute une logistique. Il faut gérer les déplacements, la récupération et il y a beaucoup d’ajustements liés aux voyages. La qualité des matchs repose sur un travail quotidien de l’ensemble des joueurs et du staff pour rester performants sur la durée. »
Les champions en titre n’ont pas réussi à réaliser le back-to-back, s’inclinant en Finale de Conférence face aux Spurs de Victor Wembanyama. Une désillusion qui n’est pourtant pas vécue comme un échec au sein de l’organisation. « On ne voit pas l’élimination comme un échec, c’est simplement une étape pour espérer regagner un jour. Nous tirons beaucoup d’enseignements d’une élimination », assure Valentin. « S’il y a bien une ville qui a des supporters fidèles, c’est OKC. Il y a tellement d’attachement des supporters envers l’équipe qu’on reçoit beaucoup de soutien et cela nous aide à préparer la suite avec détermination. »
Valentin n’est pas le seul Liégeois à faire parler de lui au Thunder. Auteur d’une saison remarquée, Ajay Mitchell (13,6 points, 3,8 rebonds et 3,8 assists) a poursuivi sa progression sous les couleurs d’Oklahoma City. « Ajay a montré beaucoup de qualité tout au long de la saison, saisir les opportunités qui se sont présentées à lui et continuer de gagner la confiance du groupe », observe le préparateur physique, passé auparavant par la NCAA. « Son évolution est le résultat de la bonne personne qu’il est, de son investissement quotidien et de son intelligence sur et en dehors du terrain. Cela l’aide clairement à performer et à être aussi mature à son âge. Il a apporté sa contribution au succès de l’équipe. »
Au pays de l’Oncle Sam, Valentin continue de vivre pleinement son rêve, avec la même humilité qu’à ses débuts. « Je ne prends rien comme acquis et j’essaie d’apprécier les petites choses et de savourer d’être à un endroit où rêveraient d’être des millions de personnes », confie celui qui savoure « la chance de pousser chaque matin la porte d’une structure qui accueille depuis deux ans le meilleur joueur du monde (ndlr : Shai Gilgeous-Alexander, double MVP) et de pouvoir être aux côtés de personnes super influentes ». Parmi les images qui l’ont le plus marqué cette saison figure également le retour sur les parquets de Nikola Topic, dont il a particulièrement apprécié les premiers matchs après son traitement contre le cancer. Une scène forte qui rappelle que, derrière les performances et les trophées, le sport est aussi fait de résilience, d’histoires humaines et de victoires personnelles.
Thiebaut Colot
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