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« Cette exposition est une bien jolie parenthèse »

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Depuis le 9 octobre, La Boverie accueille L’impressionnisme, une histoire belge, une exposition d’envergure réunissant 150 œuvres pour retracer la richesse et l’originalité de l’impressionnisme dans notre pays. Une plongée fascinante dans l’un des grands courants de l’art moderne. Suivez le guide !

Plus de 30 000 visiteurs se sont pressés à La Boverie pour découvrir Les Coulisses d’une collection. « C’est une réussite pour une exposition maison de cette qualité », sourit Élisabeth Fraipont lors de la présentation de la nouvelle exposition : L’impressionnisme, une histoire belge.

Une exposition-événement coproduite par le CIAC et Tempora, qui rassemble 150 œuvres, dont 30 issues des collections liégeoises. « Il faut être chauvins : nous avons, en Belgique, toujours été avant-gardiste », insiste l’échevine de la Culture. « C’est en Belgique que naît vraiment l’idée d’avant-garde, la modernité sans rupture », précise Michel Draguet, membre du commissariat collectif de cette exposition.

Vingt musées de notre plat pays ont été mis à contribution et 70 % des artistes exposés sont belges. « Il y a eu un véritable enthousiasme des musées et des collectionneurs pour faire vivre cette expo », ajoute Benoît Remiche, directeur artistique de Tempora. Une exposition centrée sur la Belgique, mais dont la portée se révèle universelle. « Comment être nationaliste quand le propos est la modernité qui, par définition, est universelle ? », interroge Michel Draguet.

Phénomène français puis paneuropéen, l’impressionnisme possède effectivement un volet proprement belge et original. C’est sur cette singularité que se concentre cette superbe exposition, construite autour d’un parcours chronothématique. Parfaitement scénographié, celui-ci retrace l’histoire de l’art moderne à partir des années 1860 et ses différentes manifestations jusqu’à son épuisement à la veille de la Première Guerre mondiale.

La visite nous plonge aux origines du mouvement : le paysagisme. Un courant représenté par l’école de Tervueren et des œuvres, notamment, de Félicien Rops, auteur de jolis bords de Meuse. Place ensuite, dès 1880, à l’épanouissement de l’impressionnisme belge, dont James Ensor fut l’un des plus célèbres représentants. Vient ensuite le néo-impressionnisme, incarné notamment par la très jolie toile d’Anna Boch, Retour de la messe par les dunes, inspirée de ses séjours à Knokke-Heist. Un courant qui se développe au contact du pointillisme de Georges Seurat et offre à ses adeptes l’opportunité d’imposer la modernité dans sa veine la plus radicale. Au néo-impressionnisme succède le luminisme. « La lumière révèle une couleur pure ou l’inverse », résume Michel Draguet. La fin du parcours donne à voir les artistes tardifs et le fauvisme brabançon, dont Rik Wouters était la figure de proue.

Dans ce magnifique écrin qu’est La Boverie, les visiteurs peuvent admirer une kyrielle de tableaux superbes signés Pierre-Auguste Renoir, Claude Monet, Édouard Manet, Eugène Boudin, Camille Pissarro, Émile Claus, Théo Van Rysselberghe, Eugène Boch, Jan Toorop ou encore Frans Smeers, tout en en apprenant davantage sur nos artistes et l’histoire de l’un des courants majeurs de l’art moderne.

« L’impressionnisme est un mouvement d’enthousiasme. Les artistes sont dans le monde et heureux d’être dans le monde », assure Michel Draguet. « L’art est une manière de mettre du rose là où il y a du gris. »

La conclusion revient à Élisabeth Fraipont : « Cette exposition nous permet de nous poser et de retrouver une certaine philosophie existentielle. Elle est une bien jolie parenthèse. »

Thiebaut Colot

Infos et tickets : Exposition Liège – L’Impressionnisme, une histoire belge , L’Impressionnisme, une histoire belge

Crédits photos : © Tempora – dbcreation

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