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« L’humour est l’arme numéro 1 »

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Talentueuse, drôle, engagée et dotée d’une belle liberté de ton, Rosa Bursztein multiplie les projets artistiques avec bonheur. Le 29 octobre, l’humoriste française sera sur la scène du Centre Culturel d’Auderghem avec Dédoublée, son troisième spectacle, dans lequel elle explore les relations amoureuses, le couple, la maternité et les contradictions qui nous habitent. Rencontre avec une artiste qui manie l’humour avec autant d’intelligence que de sensibilité.

Humoriste, comédienne, chroniqueuse, podcasteuse, auteure : Rosa Bursztein est une artiste aussi créative qu’à l’aise dans différentes disciplines. « Mes deux passions sont la scène et l’écriture : deux exercices qui m’apaisent et qui m’apportent quelque chose », confie celle qui adore l’art du stand-up et pour qui le podcast est une passion qu’elle approfondit. « C’est un cercle vertueux, qui me permet de ne pas m’ennuyer, de me renouveler tout en restant fidèle à mes valeurs et mes envies. »

Le fil rouge de cette jolie trajectoire artistique, qui l’a vue réussir aussi bien sur les planches, dans des seules-en-scène ou des pièces collectives, qu’en librairie avec deux livres, sur France Inter ou avec son podcast renommé Les Saisons de Rosa, est sans nul doute son engagement féministe. Cette volonté de prendre position sur des sujets qui touchent, de près ou de loin, les femmes et de les aborder sous différents prismes traverse l’ensemble de son travail. « L’humour aide la société à se moderniser, à évoluer », assure Rosa. « Il y a une évolution dans le bon sens mais, par exemple, sur la santé des femmes, on est encore parfois au Moyen Âge. »

Pour cette authentique passionnée, il est indispensable de pouvoir rire de ces sujets. « L’humour est l’arme numéro 1 », observe-t-elle. « J’aime les gens qui sourient, qui ne prennent rien trop au sérieux, qui parviennent, d’une pirouette, à rire de ces sujets si graves. »

Une prédisposition pour l’humour que cette Parisienne retrouve en Belgique, pays du surréalisme. « Les Belges sont prompts à rire avec un goût pour les choses noires et un public moins bourgeois », analyse celle qui sera au Centre culturel d’Auderghem le 29 octobre pour y jouer son troisième spectacle, Dédoublée.

Dans ce spectacle, qui a considérablement évolué depuis les premières représentations en 2024, Rosa poursuit son récit de la quête amoureuse. « Cela part de la quête amoureuse jusqu’au couple, cette expérience à deux dont je rêvais depuis toujours », explique celle qui était alors une célibataire endurcie. Elle y raconte également le chemin semé d’embûches vers la maternité, avec ses étapes douloureuses comme les fausses couches. « On souffre en silence, sans pouvoir partager notre douleur », dévoile-t-elle, mettant ainsi des mots sur des maux partagés par de nombreuses femmes.

Elle y creuse aussi ses multiples contradictions – mauvaise féministe, mauvaise écologiste et mauvaise gauchiste –, faisant ainsi écho à nos propres turpitudes et à nos incohérences. « Mon inspiration part toujours de l’intime pour tendre vers l’universel », explique Rosa. « Tout peut être matière à une blague. »

Si écrire une série ou un film constitue un rêve professionnel, Rosa savoure le bonheur d’être sur scène et de rencontrer son public. Un rendez-vous, à Bruxelles, qui devrait autant ravir l’artiste que ses aficionados.

Thiebaut Colot

Infos et tickets : ROSA BURSZTEIN – DÉDOUBLÉE

Crédit photo : Audoins-Desforges

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