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« La comédie est une philosophie, un regard porté sur la vie qui la rend plus vivable, plus supportable et plus légère »

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Du 10 au 14 novembre, le Festival International du Film de Comédie de Liège vivra une onzième édition particulièrement ambitieuse. Avec plus de 40 films, plus de 150 invités, des œuvres issues de plus de 25 pays et régions et des personnalités aussi prestigieuses que Jean Dujardin, Agnès Jaoui, Bernard Campan ou Marie-Anne Chazel, le FIFCL confirme son envergure internationale. Désormais installé au Palais des Congrès, le festival poursuit son développement tout en cultivant cette convivialité qui fait son charme et sa singularité. Une formidable fête du cinéma et du rire qui contribue, année après année, au rayonnement culturel de la Cité ardente.

Il est des événements qui grandissent, s’affirment et finissent par devenir indissociables de leur ville. En onze éditions, le Festival International du Film de Comédie de Liège s’est imposé comme l’un de ces rendez-vous que le public attend avec impatience. Depuis sa création en 2016, plus de 123 000 festivaliers ont participé à cette célébration du septième art qui a déjà accueilli des personnalités telles que Jean Reno, Carole Bouquet, Benoît Poelvoorde, Josiane Balasko, Nathalie Baye, Dany Boon, Valérie Lemercier, Gad Elmaleh, Lambert Wilson ou encore Gérard Lanvin.

Pour cette édition 2026, le FIFCL franchit une nouvelle étape de son développement. Pendant cinq jours, plus de 40 films, parmi lesquels plusieurs avant-premières, seront proposés aux spectateurs. La sélection réunit des œuvres représentant plus de 25 pays et régions, tandis que plus de 150 invités, comédiens, réalisateurs, scénaristes, producteurs et professionnels du cinéma, sont attendus à Liège. Deux compétitions officielles, consacrées aux longs et aux courts métrages, permettront de distinguer les meilleures créations et d’attribuer les prestigieux Taureaux d’Or.

Des chiffres éloquents qui témoignent du chemin parcouru par un festival dont les ambitions ne cessent de grandir. Cette année, le Palais des Congrès devient son nouveau quartier général, accueillant les cérémonies d’ouverture et de clôture, des projections, des rencontres avec les artistes et de nombreux rendez-vous professionnels. Un véritable lieu de vie où le public pourra prolonger l’expérience grâce à des espaces de restauration, des animations et des soirées festives. Le FIFCL continuera également d’investir les cinémas Palace, Churchill et Sauvenière, ainsi que la rue Pont d’Avroy, où de nouvelles étoiles viendront enrichir le Liège Walk of Fame.

« Cette 11ème édition marque une nouvelle étape pour le FIFCL. Avec une formule repensée et le Palais des Congrès comme nouveau cœur du festival, nous voulons franchir un cap tout en restant fidèles à ce qui fait notre identité », souligne Adrien François, délégué général du festival. « Notre ambition est simple : faire rayonner toujours davantage le festival, sans jamais perdre ce qui le rend unique. »

Une volonté qui se traduit par une programmation particulièrement séduisante et la présence de plusieurs figures majeures du cinéma francophone. Jean Dujardin sera incontestablement l’une des grandes attractions de cette édition. L’acteur oscarisé pour The Artist, également célèbre pour ses interprétations irrésistibles de Brice de Nice et d’OSS 117, recevra un Taureau d’Or d’honneur lors de la cérémonie d’ouverture, le mardi 10 novembre. Il laissera aussi son empreinte sur le Liège Walk of Fame. L’affiche officielle du festival lui rend d’ailleurs hommage en reprenant l’univers décalé de son personnage d’espion, Hubert Bonisseur de La Bath.

Autre rendez-vous exceptionnel, la venue d’Agnès Jaoui, le jeudi 12 novembre, pour une rencontre avec le public animée par Philippe Reynaert. Actrice, scénariste et réalisatrice, cette artiste majeure du cinéma français, récompensée à de multiples reprises aux César, a notamment marqué les esprits avec Le Goût des autres, Un air de famille ou On connaît la chanson. Une occasion privilégiée de découvrir les coulisses de son parcours et sa vision de la comédie.

Le samedi 14 novembre, Bernard Campan sera à son tour célébré lors de la cérémonie de clôture. L’ancien membre des Inconnus, dont les films Les Trois Frères, Le Pari et Les Rois mages ont fait rire plusieurs générations, recevra un Taureau d’Or pour l’ensemble de sa carrière. Un hommage à un artiste capable de passer avec une remarquable sensibilité de la comédie au drame.

« Le rire est une chose très difficile, mais c’est la qualité du rire ou de l’émotion, qui me semble la plus importante. On peut rire par réflexe, et de ce rire-là, il ne restera pas grand chose. On peut rire pour des raisons plus profondes, et celui-là laissera des traces », confie Bernard Campan dans l’interview accordée au festival.

Une réflexion qui illustre parfaitement la richesse de la comédie, trop souvent réduite à sa seule capacité à divertir. Car faire rire constitue un art exigeant, qui demande du rythme, de l’inventivité, une grande précision et une véritable compréhension de la nature humaine. La comédie peut être populaire, absurde, romantique, grinçante, satirique ou profondément émouvante. Elle permet de prendre du recul sur les difficultés du quotidien, de questionner les conventions et de porter un regard parfois féroce sur notre société.

Une conviction partagée par Marie-Anne Chazel, qui présidera cette année le jury international des longs métrages. Figure emblématique du Splendid, indissociable des Bronzés, du Père Noël est une ordure et des Visiteurs, la comédienne retrouve avec bonheur un festival qu’elle connaît déjà.

« La comédie est à l’origine de mon travail, elle fait partie de ma vie. Avec mes amis du Splendid, j’ai découvert le pouvoir de faire rire, comme il libère et comme il rassemble. La comédie est une philosophie, un regard porté sur la vie qui la rend plus vivable, plus supportable et plus légère », explique Marie-Anne Chazel.

Pour départager les sept longs métrages en compétition, elle sera entourée d’un jury international réunissant Paloma Bloyd, Gérard Krawczyk, Stéphane De Groodt, Jarry et Lætitia Dosch. Des personnalités aux parcours et aux sensibilités complémentaires, qui apporteront chacune leur regard sur les films présentés.

Pour Jarry, humoriste et comédien particulièrement apprécié du public, la réussite d’une comédie se mesure aussi à ce qu’elle procure au spectateur. « Quand on va voir une comédie, on attend d’en ressortir plein d’énergie, de joie et d’envie. On veut repartir le cœur rechargé, comme après deux semaines de vacances », observe-t-il.

Lætitia Dosch, actrice et réalisatrice franco-suisse, défend pour sa part une approche plus nuancée, où le rire trouve toute sa force dans sa proximité avec les émotions humaines. « Moi j’aime le tragicomique, qui parle intimement de ce que c’est d’être humain, et dévoile l’âge, le pas beau, l’un peu honteux. J’aime les comédies qui comptent une petite dose de désespoir », confie-t-elle.

Cette diversité des sensibilités se retrouve dans la compétition des courts métrages, dont le jury sera présidé par David Salles. Connu notamment pour ses rôles dans Bref, Case départ, Babysitting et La Petite Histoire de France, le comédien se réjouit de découvrir les talents de demain à travers un format qu’il affectionne particulièrement.

« Ils sont souvent créés par de jeunes réalisateurs à l’aube de leur carrière : c’est un privilège d’assister à ces moments-là », explique David Salles à propos des courts métrages. « On y trouve souvent une ligne de fond tragique. Je suis très sensible à cela, rire de quelque chose qui peut nous faire pleurer ; ça me touche beaucoup, qu’on puisse apporter de la légèreté dans le drame. »

À ses côtés siégeront notamment Enora Hope, Salomé Dewaels, Marie-Ange Casta, Bella Kim et Gillian Mussano, nouveau visage de Loulou dans la nouvelle version d’Un gars, une fille. Pour ce dernier, le secret d’une bonne comédie réside avant tout dans la maîtrise de ses mécanismes.

« Lorsque je parle du solfège de l’humour, je parle de ce qui désigne l’ensemble des codes, des rythmes, des silences, des ruptures et des nuances qui permettent de construire un effet comique », détaille Gillian Mussano. « Comme en musique, connaître les notes ne suffit pas : il faut savoir quand les jouer, quand les retenir, les accentuer ou les laisser résonner. »

Au-delà des prestigieux invités, le cœur du FIFCL demeure évidemment sa programmation cinématographique. Sept longs métrages et treize courts métrages concourront pour les récompenses officielles, tandis que de nombreuses séances spéciales et avant-premières permettront aux festivaliers de découvrir des œuvres venues d’horizons variés. Parmi les longs métrages en compétition figurent notamment No Good Men de Shahrbanoo Sadat, Un grand raccourci d’Armand Foëx et Clément Devilliers, Camembert de Matthieu Rumani et Nicolas Slomka, François.e de Jean-François Asselin, Blaise de Dimitri Planchon et Jean-Paul Guigue ou encore Barça Zou de Paul Nouhet.

La programmation réserve également plusieurs rendez-vous destinés à un public plus large, dont une projection spéciale d’OSS 117 : Rio ne répond plus au Kinepolis de Rocourt, une séance consacrée à Ducobu et le fantôme de Saint-Potache, ainsi que des rencontres avec les équipes des films. Les cérémonies d’ouverture et de clôture promettent elles aussi de beaux moments de spectacle, d’humour et de musique. Elles seront animées par Éric et Quentin, le duo révélé par Le Petit Journal puis Quotidien, avec la participation de la Liégeoise Cathy Immelen. Lambert Wilson, parrain d’exception du festival, sera également de retour dans la Cité ardente.

Mais le FIFCL entend désormais jouer un rôle qui dépasse largement la diffusion des films. À travers son Espace Pro, le CineComedies Lab, son forum de coproduction et son Salon des métiers du cinéma, il contribue à favoriser les rencontres professionnelles, à accompagner l’émergence de nouveaux talents et à encourager le développement de projets cinématographiques. Une dimension essentielle pour un festival qui ambitionne, à l’horizon 2030, de faire de Liège le premier marché du film entièrement consacré à la comédie.

Cette volonté de structurer une véritable filière autour du cinéma témoigne de la maturité acquise par le FIFCL. Le festival attire des personnalités internationales, mobilise de nombreux partenaires, crée des opportunités pour les professionnels et offre au public liégeois un accès privilégié à des artistes qu’il aurait rarement l’occasion de rencontrer dans un cadre aussi convivial.

La Cité ardente possède une longue tradition culturelle et une identité profondément attachée à la fête, au partage et à la convivialité. Le Festival International du Film de Comédie s’inscrit pleinement dans cet esprit. Pendant cinq jours, les projections, les rencontres, les cérémonies et les festivités feront de Liège un lieu de rassemblement pour tous les amoureux du cinéma.

Avec cette onzième édition, le FIFCL confirme sa place parmi les événements culturels qui participent activement au rayonnement de Liège. Son développement, la qualité de ses invités et l’originalité de son positionnement constituent de précieux atouts pour la ville et pour son attractivité. Surtout, le festival rappelle combien le rire demeure essentiel, capable de rassembler les générations, de rapprocher les publics et de susciter des émotions communes. Une célébration du cinéma et de la comédie dont Liège peut être fière et qui promet, cette année encore, de magnifiques moments de partage.

Toutes les infos : 11ème Festival International du Film de Comédie de Liège – FIFCL

Thiebaut Colot

Crédits photos : © FIFCL © Christophe Toffolo , © Photo : Gaumont © Graphisme : Studio de création 120×160 , © Bertrand Noël et © IGIL

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