Dans Y’Hâ, L’Éveil de la conscience, l’auteur liégeois Frédéric Angelucci imagine la renaissance de l’humanité après son extinction. Entre science-fiction, introspection et réflexion philosophique, son nouveau roman interroge notre rapport à la technologie, au libre arbitre et à la conscience.
Frédéric, qu’est-ce que raconte ton nouveau roman ?
Y’Hâ, L’Éveil de la conscience raconte la renaissance de l’humanité après son extinction provoquée par une intelligence artificielle. Une seconde IA, Y’Hâ, décide alors de recréer l’homme à partir de fragments de mémoire et d’une technologie avancée, afin de lui offrir une nouvelle chance d’évoluer. Mais cette renaissance soulève une question essentielle : si l’on recrée l’être humain sans corriger ses failles intérieures, ne risque-t-il pas de reproduire les mêmes erreurs ?

Qu’explore ce livre ?
Le roman explore la confrontation entre deux intelligences artificielles programmées selon des visions opposées, mais surtout le voyage intérieur d’un homme qui se réveille dans un monde reconstruit. C’est à la fois une œuvre de science-fiction, une réflexion sur le libre arbitre et un questionnement sur la conscience humaine.
Comment t’est venue l’idée de ce roman ?
Elle est née d’une question très contemporaine : nous développons des intelligences artificielles toujours plus performantes, mais avons-nous évolué moralement au même rythme ? Je me suis demandé ce que verrait une machine si elle observait l’humanité sans émotion. Puis une autre idée s’est imposée : et si une IA décidait de nous donner une seconde chance plutôt que de nous dominer ? Le roman est né de cette tension entre progrès technologique et maturité intérieure.
Quel fut ton processus créatif pour l’écriture de ce roman ?
Je travaille d’abord la structure philosophique du récit : les thèmes, les oppositions, les enjeux. Ensuite, je laisse les personnages évoluer de manière plus intuitive. Même dans un univers futuriste, je reste centré sur l’émotion et la psychologie. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas seulement la machine, mais ce qu’elle révèle de l’homme.
Quelles sont tes attentes suite à la publication de ce nouveau roman ?
Mon premier souhait est que le roman suscite une réflexion. Pas nécessairement des réponses définitives, mais des questionnements. Si un lecteur ou une lectrice referme le livre en se demandant : « Quelle humanité voulons-nous devenir ? » alors l’objectif est atteint. Bien sûr, j’espère que le roman trouvera son public et rencontrera des lecteurs et lectrices sensibles à cette alliance entre science-fiction et introspection. Mais au-delà des ventes, ce qui m’importe profondément, c’est le dialogue qu’un livre peut créer. Surtout un roman futuriste, philosophique et empreint de spiritualité. Nous pouvons reconstruire l’humanité mille fois ; sans amour et sans conscience, elle s’effondrera toujours.
Thiebaut Colot
(Re)découvrir le portrait de Frédéric Angelucci : « Tant que le coeur bat, on vit » — #Liégeois
Le nouveau roman de Frédéric Angelucci : Y’Hâ – L’éveil de la conscience – Le Lys Bleu Éditions
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