À l’occasion de la Semaine mondiale du glaucome, l’hôpital de la Citadelle invite le public à prendre soin de sa vue. Les 9, 11 et 12 mars, des dépistages gratuits seront proposés sans rendez-vous afin de sensibiliser chacun à cette maladie souvent silencieuse, mais potentiellement grave pour la vision.
Dans le cadre de la Semaine mondiale du glaucome, l’hôpital de la Citadelle organise trois journées de dépistage gratuites les 9, 11 et 12 mars. L’objectif est clair : encourager le public à faire le point sur sa santé visuelle et rappeler l’importance d’un diagnostic précoce. En quelques minutes seulement, un examen simple permet en effet de détecter d’éventuels signes précoces et, si nécessaire, d’orienter le patient vers un suivi adapté.
« Le dépistage du glaucome, c’est un examen simple et généralement indolore. Concrètement, nous mesurons la pression à l’intérieur de l’œil, nous examinons le nerf optique et, si nécessaire, nous complétons par un champ visuel et une OCT, une imagerie très précise qui nous aide à repérer des signes très précoces. L’objectif est de détecter avant l’apparition des symptômes, car le glaucome peut évoluer silencieusement, sans que le patient ne se rende compte », explique le Dr Maxime Dequinze, ophtalmologue spécialiste du glaucome à la Citadelle.
Le glaucome est une maladie du nerf optique, ce « câble » qui transmet les images de l’œil au cerveau. Au fil du temps, la pathologie endommage progressivement les fibres nerveuses et peut provoquer une perte de vision irréversible si elle n’est pas prise en charge. Pourtant, la maladie évolue souvent de manière insidieuse, sans symptôme évident.
C’est d’ailleurs pour cette raison que le glaucome est fréquemment surnommé le « voleur silencieux de la vue ». À ses débuts, la maladie ne provoque généralement ni douleur, ni rougeur, ni baisse marquée de la vision centrale. La perte visuelle commence le plus souvent par la vision périphérique, un phénomène difficile à percevoir au quotidien. Beaucoup de patients consultent ainsi tardivement, lorsque les atteintes sont déjà installées.
À l’échelle mondiale, le glaucome figure parmi les principales causes de cécité. La particularité de cette pathologie est que les dommages qu’elle provoque sont irréversibles : une fois les fibres du nerf optique détruites, il n’est plus possible de les régénérer. D’où l’importance d’un dépistage régulier et d’un suivi médical lorsque la maladie est identifiée.
Certaines personnes présentent également un risque plus élevé de développer un glaucome. L’âge constitue un facteur important, notamment après 40 ans et davantage encore après 60 ans. Les antécédents familiaux, une forte myopie ou encore certaines caractéristiques génétiques peuvent également augmenter la probabilité d’apparition de la maladie.
Le principal défi reste toutefois l’absence de signes précoces. Dans la majorité des cas, aucun symptôme ne se manifeste au début de l’évolution. Une gêne visuelle progressive ou des difficultés dans la vision périphérique doivent néanmoins inciter à consulter. Les spécialistes insistent surtout sur un message essentiel : il ne faut pas attendre l’apparition de symptômes pour faire contrôler sa vue.
Avec ces trois journées de dépistage accessibles sans rendez-vous, l’hôpital de la Citadelle souhaite ainsi rappeler qu’un simple examen peut faire toute la différence et permettre d’agir à temps pour préserver la vision.
Informations pratiques : Dans le hall de l’hôpital de la Citadelle (Liège), où le service Ophtalmologie sera à disposition des patients : le lundi 9 mars, de 9h à 12h, le mercredi 11 mars, de 9h à 12h et le jeudi 12 mars, de 9h à 12h.
LM
Crédit photo : Marc Trippaerts