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« La musique est un truc magique qui ne s’épuise jamais »

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Jeronimo signe un retour particulièrement réussi avec La difficulté des rêves, un nouvel album riche et inspiré qui marque ses retrouvailles avec un projet musical mis en sommeil pendant de longues années. Toujours aussi passionné et créatif, Jérôme Mardaga savoure cette nouvelle aventure entouré de musiciens talentueux. Le 29 octobre, il retrouvera le public liégeois sur la scène du Reflektor avec une formation 100 % liégeoise. Un rendez-vous hautement symbolique pour cet artiste profondément attaché à sa ville.

Jérôme Mardaga, alias Jeronimo, est un habitué des Francofolies de Spa où je le rencontre. « C’est une vieille et belle histoire qui me lie à ce festival », sourit-il. « J’ai eu la chance de présenter tous mes albums ici et de venir jouer avec d’autres artistes comme Jacques Duvall. »

Au fil des éditions, Jérôme a participé à plus de vingt concerts aux Francos. « J’ai joué parfois plusieurs fois lors de la même édition avec différents projets », précise-t-il. « C’est un festival de cœur. J’y passe toujours une très belle journée et le public y est super. »

Plus que jamais, Jérôme demeure un authentique passionné. « La musique est un truc magique qui ne s’épuise jamais », assure-t-il. « C’est même de plus en plus fascinant, de plus en plus compliqué et simple à la fois. » Et d’ajouter : « J’ai la chance, aussi, de jouer avec de jeunes musiciens hyper talentueux, ça renouvelle l’enthousiasme. »

La grande nouveauté de cette année 2026, c’était évidemment le retour de Jeronimo après une très longue absence. Alors que son projet connaissait une belle ascension, Jérôme Mardaga avait décidé de le mettre en pause après la sortie de l’album Zinzin, avec le sentiment de tourner en rond. Depuis, le musicien a multiplié les expériences et exploré de nouveaux horizons, autant de découvertes qui ont nourri la création de La difficulté des rêves.

« L’espace entre les albums, ce sont des chemins de traverse. Je me nourris d’ailleurs, j’apprends de nouvelles choses, des instruments ou des styles. Ce sont comme des excursions à la mer ou en forêt, des fenêtres ouvertes pour emmagasiner des choses nouvelles », raconte Jérôme avec poésie. « J’ai besoin de multiplier les expériences et j’aime avoir plusieurs projets en même temps. »

C’est finalement une série de concerts qui a fait germer l’idée de ce nouvel album. « C’est une petite tournée solo, pour fêter les 20 ans du premier album, qui m’a donné envie de revenir à Jeronimo », confirme le musicien. « Je me suis reconnecté à l’ancien répertoire, j’ai revisité d’anciens tubes. Ce fut une jolie surprise : ça faisait plaisir aux gens de réentendre ces chansons. »

Un plaisir partagé qui appelait naturellement une suite. « Beaucoup de personnes me demandaient de refaire un album. Le public m’a convaincu, j’ai tellement apprécié cette petite tournée », complète-t-il.

À l’écoute du résultat, on ne peut que se réjouir de cette décision. La difficulté des rêves est un album particulièrement réussi, riche de ses arrangements, de ses atmosphères et de ses textes, peut-être même le plus abouti de l’artiste selon certains observateurs.

« Le thème de la paternité est en filigrane dans cet album qui aborde aussi d’autres sujets qui me tiennent à cœur : l’écologie, l’immigration et les réfugiés », explique Jérôme, qui a notamment procédé par collage pour élaborer ses textes, « piquant plein de phrases » à Werner Moron, artiste plasticien et auteur de l’étonnant projet 365 fois hier. « C’est important pour moi d’aborder des thèmes qui ont une résonance personnelle, car c’est mieux à incarner… Mais les chansons se construisent au hasard des mots et cela prend des années. »

Jérôme et ses acolytes ont déjà présenté ce nouvel opus lors d’un concert à guichets fermés au Botanique, à Bruxelles. « J’adore faire les releases à la Rotonde du Bota. J’aime la forme, l’acoustique de cette salle où j’ai souvent joué, c’est un endroit où j’adore faire de la musique », confie celui qui savoure pleinement cette nouvelle aventure.

Sur scène, Jérôme est entouré de Leticia Collet aux claviers, Charlotte Lamby aux percussions, Guillaume Vierset à la guitare, Gaëtan Streel à la basse et Jérôme Danthine à la batterie. Une formation 100 % liégeoise dont la complicité et la créativité constituent de précieux atouts. « C’est une des formations avec lesquelles je me sens le mieux. Ils sont tous hyper talentueux. Nous sommes six sur scène et c’est un peu un joyeux bordel. Les ingrédients de départ sont réunis et puis chacun est relativement libre », sourit-il

Le 29 octobre, Jeronimo se produira au Reflektor, une salle liégeoise qui accueillera ces retrouvailles particulièrement attendues. « C’est une date importante, un concert avec une teneur symbolique et l’occasion de proposer de nouveaux morceaux », souligne Jérôme, toujours profondément attaché à la Cité ardente. « C’est la ville où j’ai grandi, où j’ai mes amitiés, où j’ai eu mes premières découvertes musicales et mes premiers concerts. »

Avec La difficulté des rêves, Jeronimo démontre que les années et les expériences ont encore enrichi son univers musical. Ce retour sur scène à Liège promet un concert généreux, porté par le plaisir de jouer ensemble et de partager de nouvelles chansons avec un public qui lui est cher. « Revenir à Jeronimo est très gai et sans pression. Je souhaite juste faire un maximum de concerts dans les belles ambiances qu’on connaît », conclut ce véritable surdoué de la musique.

Thiebaut Colot

Infos et tickets : omconcerts.be/concert/jeronimo/ , reflektor.be/concert/jeronimo/

Crédits photos : Reno Gilsoul

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